Une vie tumultueuse 7#

Épisode 7 : Vengeance ????

J’avais mille idées qui passaient dans ma petite tête, je me disais si je réagissais pas de moi même , ma petite réputation allait prendre un coup et tout se qui sonnait dans mon esprit était VENGEANCE , VENGEANCE????.

« La vengeance est un repas qui se mange chaud » s était ma devise , puisque je réagissais directement quand il le faut mais pour cette fois ci les données ont changé car me presser n était pas approprié.

Conclusion, changer ma manière de faire et passer a:
“La vengeance est un repas qui se mange froid.” Ce proverbe, je l’avais fait mien. De nature rancunier, j’en voulais à ma voisine car si tout ceci était arrivé, c’est parce qu’elle avait pris ma farce au premier degré et l’avait dite à M Gris en y grossissant les faits.
Je réfléchissais donc à comment lui faire payer cela.
Le lendemain, j’étais confiant et joyeux. Le scandale de la veille était le sujet de conversation de toute l’école.
J’arrivai en classe et je fis le sourd à tout ce que M Gris racontait, il n’osait pas me toucher quand je répondais faux à une question tandis que le sort de mes condisciples était carrément différent.
Je me foutais grave de lui. L’essentiel pour moi était de tabasser cette Jocelyne.
Mon attitude la turlupina, elle se posait toutes sortes de questions et quand elle essayait de me faire la causerie pour s’assurer que tout allait bien, j’arborais un sourire narquois.
Si seulement elle savait ce que je mijotais à son encontre !
Après moult réflexion, je choisis le vendredi pour accomplir ma sale besogne.
Les jours passaient et après une interminable attente, nous étions enfin vendredi.
Je me levai très tôt, me préparai et me dirigeai vers l’école accompagné de mon frère cadet. Il était surpris par l’ardeur que je manifestais. Il me demanda à plusieurs reprises pourquoi je pressais le pas mais je ne répondis rien.
J’arrivai en classe et je fus joyeux de voir Jocelyne qui était présente. Le cours se fit dans une bonne ambiance. A 12h, toute la classe s’en alla mais moi je restai. Quelques temps plus tard, nous reprimes les cours du soir qui s’achevèrent à 17h30.
C’était l’heure que j’avais choisi pour mettre mon plan à exécution.
Je ne savais pas qui avait alerté Jocelyne, mais elle rangea tambour battant ses effets et elle courut de toutes ses forces. Le temps de ranger les miens, elle était déjà au portail de l’école.
Je l’atteignis malgré tout et je lui tapotai l’épaule. A ma vue, elle paniqua.

  • C’est par ta faute que M Gris m’a battu, n’est-ce pas ?
    Elle marmonna des mots qui étaient à peine audible et voulu courir. L’interposition de mes pieds entre les siens suffit pour qu’ils s’entremêlent. Elle avait tout son corps au sol et s’était mise à vagir avec ses yeux larmoyants.
    Vu qu’elle était pas loin de l’école , ses pleures et cris atteignaient leur maison, après un regard rapide vers leur portail , je vis sa mère qui venait.

Se fut une débandade , tel un éclair , je voulais absolument pas que sa mère puisse voir mon visage puisqu’en plus d’être dans le même établissement avec sa fille , nous étions dans la même église ( méthodiste unie d’anoumabo ).

J ai pu atteindre une autre cour qui faisait écran, j’observais sa mère se ruée vers elle pour avoir des explications et la calmée puis suis rentré.

J’étais pas fière de ce que j’avais fait mais j’étais désormais libre et moins nerveux.
Le lundi, elle me menaça de tout raconter à M Gris. “Je ferai pire si tu parles”, telle fut ma réponse.
Elle se résolut alors à abdiquer.
A la fin des classes, je reçu la visite de mon aînée. Elle était passée pour me ramener moi et mon cadet à la maison. Arrêtée au pas de la porte, M Gris alla lui demander ce qu’elle voulait, elle répondit qu’elle m’attendait. Je pris mon cartable et sortis, mais il avait toujours ses yeux rivés sur ma sœur. On aurait dit qu’il était fasciné par sa beauté.
Eh oui ! Pour une belle femme, elle en était une. Le bon Dieu l’avait gratifiée d’un teint bronzé et uniforme, un sourire angélique et une forme à l’africaine comme nous la connaissons.
Il voulut converser avec elle mais j’étais contre. Je pris ma grande sœur par la main et nous partîmes.

Bonne lecture Max de partage famille

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