Une vie tumultueuse 5#

Épisode 5 : ????problème et banditisme ????

Le banditisme dont je faisais preuve ne se limitait pas seulement qu’à l’école.
Avec Kouakou, mon meilleur ami, un garçon sympathique qui habitait à 300 mètres de ma maison, nous multipliions les bêtises.

L’argent ne suffisant jamais, les mercredi et samedi, Kouakou et moi allions souvent à la recherche de cuivre, fer ou tout autre métal pouvant être vendu. L’argent obtenu était partagé équitablement. J’utilisais le mien pour m’acheter des vêtements et des accessoires pour ma salle de jeu.
Parfois, il était difficile de trouver du cuivre en grande quantité. Nous ajoutions donc des pierres aux fils de cuivre pour lui donner plus de masse or plus la masse est élevée, plus la rente est élevée également. Aussi, il arrivait que nous nous emparions du cuivre laissé devant les magasins des ferrailleurs. Mais Kouakou, lui prenait un peu plus de risque en allant à l’intérieur des magasins pour servir.
Nous procédions ainsi jusqu’à ce qu’un jour, partis à la recherche du cuivre au nombre de cinq, un ferrailleur qui avait remarqué notre manège, nous demanda d’un air menaçant de quitter les lieux.
Nous quittâmes la zone mais Kouakou, comme à l’accoutumée tenait à se servir. Nous revînmes donc sur les lieux et quand Kouakou se baissa pour prendre le cuivre, le ferrailleur apparu brusquement avec un fouet à la main. Ce fut ensuite un sauve-qui-peut. Malgré cela l’un d’entre nous fut pris.
De loin, nous vîmes notre ami en train de se faire battre par le ferailleur. Face à cette bastonnade, je faisais des reproches à Kouakou car tout était de sa faute quand le ferailleur mit la main de notre ami dans une machine qui servait à couper le fer comme on coupe du beurre. Nous implorions son pardon et il demanda à celui qui avait eu le courage de pénétrer dans son magasin de venir à lui sinon il actionnerait la machine.
Kouakou partit, il fut copieusement fouetter. Puis fut libérer et nous rentrâmes à la maison.

Après cette mésaventure, nous nous adonnâmes à un autre loisir que nous surnommâmes : “Medaille”.
“Médaille” consistait à brûler du plastique et mettre le liquide obtenu dans un objet creux ou plat en guise de moule.
Un après midi, avec des amis du quartier, nous décidâmes de jouer à “Médaille”. Avec l’aide du grand frère à un ami, j’allumai le feu. Nous étions concentrés à brûler le plastique quand ma grand-mère débarqua. Le grand frère à mon ami qui l’avait vu venir attrapa la boîte qui contenait le plastique à l’aide sa chemise et s’éclipsa. Nous le suivit pendant que ma grand-mère me disait en Ebrié : << Ne les suit pas. C’est dangereux >>. Mais je ne l’ecoutai pas.
Nous allâmes nous réfugier à l’école primaire publique Anoumabo.
Le grand frère à mon ami, le visage proche de la boîte, mélangeait le caoutchouc devenu liquide, pendant que je conversais avec Kouakou. Le feu sortit brusquement de la boîte. Et dans la panique, il bougea le bâton qui lui servait de mélangeur. Mon cou, ma main et le bas de mes sourcils reçurent des gouttes de caoutchouc.
Je fis un effort pour ne pas fondre en larmes mais la douleur était tellement insupportable que je ne pus retenir mes larmes. Cette douleur devint plus intense quand le liquide se solidifia.
Le grand-frère à mon ami, quant à lui, reçut juste une goute à la cheville.
Arrivé à la maison, grand-mère se moqua de moi avant de se proposer pour soigner mes blessures.
C’était douloureux mais au bout de deux semaines, les plaies ont commencé à guérir.Quand au grand frère à mon ami, son cas s’est empiré. Il a même failli être amputé vu qu’il avait négligé la blessure. Il fallut l’intervention de ma grand-mère pour lui suggérer un traitement puis tout redevint normal.

Bonne lecture famille ❤️

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