Choix douloureux 1#

Chapitre I : ah les hommes , ma fade vie .

On entend dire que Dieu éprouve en fonction de la capacité et la volonté à surmonter.
Cette thèse est en partie fausse car certaines épreuves sont d’un niveau tellement élevé qu’elle nous brise avec une telle facilité que la seule option qui nous reste c’est : l’abandon.

Ma vie commence avec assez de problème car mon père abandonne ma mère pendant alors qu’elle est enceinte de moi. Il le fait sans regarder en arrière, sans aucun scrupule et pour couronner le tout, elle est abandonnée par sa famille qui la trouvait trop jeune pour avoir un enfant.
Les membres de sa famille lui proposaient d’avorter puisque n’ayant pas suivi leur conseil. Seule, elle prit l’engagement de me garder et de prendre soin de moi.
J’ai ainsi grandit dans une famille ou papa et maman se retrouvait en ma mère. Obligée de faire des petits boulots pour subvenir à nos besoins, elle se muait tantôt en technicienne de surfaces pour un salaire minable et les soirs en pseudo commerçante en vendant de la nourriture juste devant la maison. Nous étions donc pauvre et vivions dans un bidonville d’Abidjan.
Je commençais à prendre un peu en maturité car je voyais comment ma mère se cassait le dos pour apporter le minimum.
Payer les études étaient une lourde tâche pour elle. Je me retrouvais presque tout le temps dehors pour scolarité impayée mais grâce à mes bons résultats, la secrétaire de l’école usait de sa position pour aider maman à payer et camoufler le retard dans ses versements.

On recevait souvent la visite de mon oncle, le seul petit frère de maman qui venait nous aider avec le minimum même si s’était quand même pas assez mais on comprenait vu qu’il avait aussi des enfants et d’autres charges.
En classe de CM2,  j’obtins le CEPE avec une bonne mention.
Je fus donc orientée dasn un lycée à proximité de la maison.
Je ne tardais pas à me faire des amis et connaissances. Tout le monde voulais être amie avec audrey, l’une des meilleures élèves du lycée. Bon nombre de mes amis voulaient connaître mon lieu d’habitation mais personne ne pu car je ne voulais pas montrer la maison en bois, situer dans un quartier ou les eaux usées et les déchets circulent et imprégnent l’air.
J’avançais dans mon cursus scolaire jusqu’à atteindre la classe de 3ème. Mère avait fait la connaissance d’un homme qu’elle me présenta. Bizarrement il ne me plaisait pas. Le sieur Robert, ébéniste de profession passait tout son temps dans la maison de maman à ne rien faire.
Ça se voyait que ma mère l’aimait… Aors que moi, je le voyais tel un profiteur.

Des mois plutard, maman était enceinte Robert. Il s’installa donc avec nous, dans notre maison de fortune… Cette maison communément appelée entrer-coucher était étroite et tenant à peine pour deux personnes allait passer à trois et bientôt quatre.
Je dormais dorénavant par terre avec un matelas de fortune.
Il m’arrivait souvent d’entendre leurs ébats sexuels tard les nuits .
Ma misérable vie continuait à avancer mais une chose était sûre, je devais redoubler  d’efforts pour avoir mon BEPC avec une excellente mention pour espérer être affectée dans un meilleur établissement mais cette fois ci d’une autre commune.
Au fur et à mesure que le temps passait, je devenais de plus en plus belle et mes atouts de femme commençaient à attirer des hommes. Je les repoussais car mes priorités étaient telles que je me devais d’être indépendante et sortir maman de ce trou.
La grossesse de mère etait bientôt à terme.
Un soir mère m’appela pour m’informer qu’elle passera la nuit chez son petit frère.
Je fis donc la cuisine, le ménage, la vaisselle et je me mis à réviser.
Robert rentra tout ivre. On aurait dit qu’il avait été trempé dans une cuvette d’alcool.

  • Je dis oh, où est ta maman ?
  • Bonsoir tonton. Elle est sortie mais m’a informé qu’elle rentrera demain matin .
    En réalité la réponse que je voulais donner était plus sévère. Voire même désagréable mais à cause de maman et son état, je répondis donc avec politesse.
  • Ok viens vite me servir. J’ai trop faim.
    Je m’exécutais en posant son plat et autres accessoires sur la table pour ne plus être dérangée pendant ma séance d’étude.
    Apres avoir finir de manger, il se posa devant la télé.
    Quand j’eus fini de réviser, j’allai prendre un bain dans la douche qui se trouvait à l’extrémité de la cour. Après ma douche, je rentrai dans la chambre pour m’habiller.
    Robert restait figé sur la télé malgré mes signes pour lui dire je voulais m’habiller. Il ne bougeait pas. La serviette couvrait tout mon corps, de mes seins jusqu’au bas de mon corps. Je fus obligée de porter un slip sans enlever la serviette. Avec la même technique je voulus porter ma robe et retirer ma serviette une fois la robe enfilée. Cependant, dès que je fis passer ma tête à l’interieur de la robe. Je sentis une force me bloquer m’empêchant de faire un quelconque mouvement.
  • Mais qu’est-ce que tu fais ?
  • Toi même tu es plus appétissante que ta mère hein.
    Il tira avec force la serviette mes seins étaient dehors. je luttais pour sortir de ce bourbier mais c’était impossible.
  • Tes seins sont bien pointus et dressés.
  • Tonton pardon ne me fait pas de mal.
  • Qui est ton tonton même ?
    Il tira ensuite mon slip qui se déchira sous la pression .

J’avais compris que ce sale type allait me violer. La seule solution c’était de crier

  • Venez vite il veut me violer. Tonton Robert veut me violer.
  • Tais-toi petite chienne.
    Je répétais la même phrase avec plus de force. Il me projeta contre le mur en bois. Ma vision devint trouble. Il se rapprochait de moi quand soudain l’un des enfants du voisinage cassa la porte. Survint alors une bagarre mais Robert, robuste envoya valser le jeune homme puis se volatilisa. Je saignais de la tête. Mon sauveur m’envoya à l’hôpital et appela ma mère.
    Elle n’arrivait pas à croire le témoignage du jeune.
    Elle vint donc me parler après les premiers soins.
  • Audrey, c’est vraiment Robert qui a fait ça ?
  • Oui maman. Il voulait abuser de moi. Je pense qu’il avait cette idée depuis longtemps.
  • Comment ça depuis longtemps ma fille ?
  • Mais je lui ai fais la commission que tu m’as laissée et à mon retour du bain, il s’est jeté sur moi ( en pleurant ).
  • Attends je l’appelle même. Il a osé faire ça.

Son numéro sonnait pendant quelques minutes puis rien.
Je passais toute la soirée à remercier le fils du voisin car sans lui j’aurais perdu ma virginité.
Le lendemain, tout le quartier parlait que de ça. J’avais du mal à sortir. Certains étaient compatissants, d’autres, surtout les jeunes du quartier se moquaient en disant

  • Mais avec tout ton arsenal comment ne pas avoir envie de sauter sur toi ?

Je me plongeais davantage dans les études jusqu’à ce que cette phase disparaîsse du quartier. Maman finit par donner naissance à un joli garçon que j’ai tout de suite aimé. Il était fragile et innocent par rapport aux exactions de son père.
Robert avait disparu. Même l’arrivée de son enfant ne la pas poussé à donner de ses nouvelles et revenir vers ma mère. Encore un deuxième homme qui s’ajoute au tableau des hommes que je déteste.
Tout avancait rapidement. J’étais maintenant en terminale mon petit frère Raoul avait 3 ans.
Maman avait arrêter son travail de balayeuse et avait renforcé sa vente de nourriture les soirs, ses dépenses se limitaient à acheter l’essentiel pour son fils et payer mes cours … je la sentais fatiguée, comme si elle avait fait un bond sur son âge. Les mois qui suivirent, elle tomba grièvement malade.
Apres analyse, on apprend que maman a un cancer du poumon. Comment cela a bien pu arriver ?
Tous les dits du médecin n’arrivait pas a mes oreilles .
Qui allait nous aider ?
Comment j’allais régler tout cela ?
Les soins de maman allaient-ils coûter beaucoup d’argent ?

Bonne lecture famille ????

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