Une vie tumultueuse 9#

Épisode 9: madame Adèle , mon petit frère et nos mercredis et samedis

Bon nombre de nos instituteurs n’hésitaient pas à user de la chicotte. Mais Mme Adèle, l’institutrice du CM1, était la plus terrible. Heureusement, j’ai jamais été dans sa classe. Petit flash Back

En début d’année, le directeur nous demanda de choisir entre Mme Solange et Mme Adèle, l’institutrice que nous voulions. Tous les élèves sans exception, choisirent Mme Solange.
La mauvaise réputation de Mme Adèle avait dépassé les murs de l’établissement puisque certains parents suppliaient le directeur afin que leurs enfants n’intègrent pas sa classe. Elle était de teint clair et tellement mince que presque toutes ses veines étaient visibles sur tout le long de ses bras. Elle attisait la peur, mais fallait reconnaître qu’elle était rigoureuse. Tu avais beau être nul mais avec Mme Adèle, tu devenais meilleur.

En somme, elle était une légende dans le rang des enseignants avec M. You, encore plus sévère et qui sourit presque jamais.
Quant à Madame Solange, elle était sympathique et placide mais quand elle s’énervait, devenait le contraire d’elle même.

Mme Adèle, bien que n’ayant pas étant mon Institutrice, fut celle de mon cadet, Olivier. Il était d’une timidité remarquable. Il était tout le contraire de moi mais quelques rares fois, faisait des dégâts. Il était spécialisé pour lancer des pierres qui causaient des boursouflures sur la tête de ceux qui essayaient de lui faire mal.
C’était l’élève préféré de Mme Adèle. Elle prenait tellement plaisir à le battre qu’elle lui permettait d’assister gratuitement au cours de renforcement. Mais fallait aussi reconnaître que c’était un bon élève.

Les mercredis et samedis, n’ayant pas cours, je passais tout mon temps chez mes amis Axel et Charmant. Toutes nos journées se résumaient à jouer au jeu-vidéo, se balader ou encore jouer au foot. Mais le plus spécial était de regarder des mangas. C’était un luxe que je ne pouvais m’offrir car mes parents ne possédaient pas de l’installation requise pour bénéficier des chaînes de télé comme Manga.
Chez Charmant, le chic c’était les jeux de console. Il possédait tout ce qu’un enfant de son âge devrait avoir. En plus d’être beau, il était studieux. Son père ne manquait pas de lui offrir des présents chaque fois que besoin se faisait sentir.

Nos parties de jeu-video étaient pénibles pour eux. Ils me tenaient tête par moment mais je demeurais le meilleur puisque j’avais une salle de jeu en ma possession.
Il me faisait du chantage souvent en me disant que j’allais plus jouer ou j’allais plus regarder de mangas parce que je ne les laissais pas gagner et je me laissais faire. J’avais pas le choix. C’est ainsi que petit à petit j’entrainai mon frère Olivier dans mon délire et nous devenimes accros des jeux vidéo et des mangas.

Bonne lecture

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