Apocalypto 05: Desolation, horreur, bagarre

Tristesse et peur étaient au rendez-vous. Père m’envoya chez le voisinage afin de m’assurer que ce phénomène s’appliquait ou non à tous. Même si internet avait déjà donné la confirmation, rien ne prouvait que c’était avérée.

Je trouvai plusieurs maisons vides. Les moins vides laissaient transparaître des vieillards ou encore des enfants dont le parents s’étaient volatilisés.

Pleurs et désolations étaient au paroxysme.
Toujours dans mon enquête, j’eus le souvenir de ma dulcinée. Mais par quel moyen j’avais pu l’oublier, celle qui occupait entièrement mes pensées ? J’avais le cerveau qui chauffait en essayant de trouver une explication plausible.
Son numéro en tête, je le lançai. Son téléphone sonna plusieurs fois sans réponse. J’insistai mais rien n’y fit.
Où est passée ma Julia ? Qu’est-ce qui lui est arrivée ? S’est-elle volatilisée comme les autres ? Autant de questions qui me taraudaient l’esprit.

Mais une petite voix me poussa à relancer son numéro. Chaque bip legitimait ce que je pensais : elle a disparue; elle n’est plus…

Et tout à coup une voix se fit entendre à l’autre bout du fil.

  • Hello.
  • Hello mon amour comment tu vas ?
  • Je vais un peu bien.
  • Ta respiration prouve le contraire. T’es sûre que tu vas bien ?
  • Je ne vais pas très bien. Papa et Maman ont disparu devant moi comme par magie. J’ai cru que c’était un rêve mais non. J’ai peur. Je ne sais pas ce qui se passe.
  • Calme toi princesse. Mes sœurs aussi se sont volatilisées et ce phénomène est mondial à ce qui paraît.
  • Seigneur, je ne crois pas. J’étais tellement stupéfaite que j’ai perdu connaissance.
  • Ça ira mon Amour.

Pendant que nous conversions, le temps virait au sombre. L’atmosphère devenait très pesante.

  • Le temps devient flippant Princesse.
  • Oui je viens de le constater. Je suis devant la porte. Ohh mon Dieu. En hurlant
  • Qu’est ce qu’il y a bébé ?

Elle cria tellement que pas instinct j’avais compris que quelque chose n’allait pas. Sans attendre, j’étais sur mon vélo, roulant comme si ma vie en dépendait. Les quelques minutes qui suivirent nous plongèrent dans un black out.
Une fois chez ma dulcinée, le décor me donna froid dans le dos. Tout mon être frissonnait. La chair de poule s’allia à ma peau. Je vis des sortes de monstres ???? qui ne figurent que dans des fictions paranormales. J’étais confus entre poursuivre où me retourner.
Naquit un conflit entre moi et ma peur. Une conversation entre mes deux conscience, entre le bien et le mal :

  • Vas-y.
  • Ne meurt pas pour une femme c’est idiot.
  • Mais je l’aime.
  • Fuck l’amour. Enfuis toi.
  • Non. Ne fais pas ça.
  • Vas-y. Quand tu seras mort, elle sera dans les bras d’un autre.
  • Ne l’abandonne pas.

Un coup ✊ sur la tête et les deux voix se turent.
Cherchant à accéder à la maison, je me rappelai de la cave.
Grâce à elle, je peux rentrer dans la maison des taldini. Me disais-je.
Je me faufilai  avec assez de prudence vers l’entrée de la cave qui était barrée à l’aide d’une planche. J’entrai doucement. Suivi la galérie jusqu’à une échelle qui me permis de déboucher dans l’une des pièces de cette maison maison.

  • Julia ? Julia ? Julia, tu es où ?

Malgré le danger de me faire prendre par ces monstres, je réiterais mon appel qui resta sans réponse.
Ma peur, surtout celle de perdre Julia s’emplifiait. J’inspectai le salon, la cuisine, la salle à manger puis je montai à l’étage en direction de sa chambre. Je frappai sa porte et elle cria :

  • Laissez moi tranquille s’il vous plaît.
  • Julia, c’est moi, Sergio.
  • Sergio, en pleurant. Dieu merci.

Elle ouvrit la porte et je jetta dans mes bras. Elle m’expliqua tout ce qu’elle avait vu et entendu dans les moindres détails.
Je parvins à la calmer et l’expliquai brièvement ce qui se passait avec le peu d’information que j’avais. Puis nous entendîmes un grand bruit. Je voulais aller vérifier mais Julia ne voulait en aucun cas rester seule.
Nous descendîmes les escaliers. Je guettais la présence des monstres. Nous avancions sans faire le moindre bruit. Comme je m’y attendais, l’un des monstres était entré au salon. Il était hideux avec une queue, des cornes, des ailes et il détruisait tout à l’aide de ses griffes, pattes et queue. Je savais que rester dans les escaliers nous mettaient en danger. Il fallait impérativement sortir sans attirer les autres dans la pièce. Je demandai à Julia de me suivre et ne pas faire de bruit. Qu’elle passe par la cave pour qu’on puisse sortir par derrière là où il y a le moins de monstres.
Julia tremblait de tout son être car son instinct lui disait qu’à la moindre erreur, nous serons dévorés par ces démons.
Nous descendions totalement les escaliers. Puis nous nous faufilions jusqu’à atteindre la cuisine. Mais à cet instant, on aurait dit que le monstre avait senti notre présence, certainement à travers nos odeurs. Il devint agressive, s’agita et d’un coup de queue brisa la grande table qui nous servait de cachette.

  • Julia dépêche toi. Passe vite par la trappe.
  • Mais et toi ? Viens avec moi.
  • On aura pas le temps. Je vais le distraire en attendant que tu sois en sécurité.
  • Non. viens avec moi
  • Tu te dépêches ( avec violence )
    Julia avait compris immédiatement qu’elle devais faire tout ce que je disais

Le monstre voulu la traquer pendant qu’elle courait mais avec à la planche à balai, je le frappai de toutes mes forces.
Il devint tout rouge de colère et me frappa avec ses pattes qui me valut d’être propulser à quatre mètres de lui. Le choc était tellement fort que je crus entendre des bruits de côtes brisées.
J’avais tellement mal mais crier aurait alerté les autres démons présents dehors.
J’avais une trouille dépassant l’entendement mais je savais pas qu’est ce qui me poussait à rester debout, à tenir face à ce monstre. Une chose est sûre, je devais survivre. Lutter d’abord pour ma propre vie et ensuite celle de Julia.

Il arrive des fois où même face à un danger dépassant notre expérience, on se dresse prêt à se battre.
Mes peurs se transformaient en adrénaline. Je saisis par la suite une fourche face à ce monstre. Je m’arrangeais à ce qu’il reste le plus loin possible de moi. Je lançai par la suite des attaques désespérées. Son corps était assez difficile à percer mais spécifiquement je visais sa tête. Par chance, la pointe de la fourche s’enfonça dans son œil droit, le mettant dans un état second. Il se mit a hurler d’un cri perçant. Les autres monstres, alertés par son cri, se dirigeaient vers nous. La panique s’installa en moi. Mais c’était aussi pareil pour le monstre. Il balançait sa queue dans tous les sens. Brisant les tables, chaises et tout ornement de la maison. Je me cachai derrière le comptoir. Sa vue n’étant diminué plus nette j’avais un petit avantage. Il monta sur une table à proximité pour avoir une meilleure visibilité. je me ruai vers la sortie en passant juste devant lui. Tel un fauve, il sauta sur moi. Je plaçai alors ma fourche a son opposé. Il s’embrocha. Sa masse se retourna contre lui. Son corps était ainsi sur moi. Les autres monstres étaient à l’intérieur de la maison. Je ne dis aucun bruit. Quand j’eus une ouverture, je sortis via la trappe. Les autres monstres quant à eux se mirent à dévorer leur propre congénère.
Julia était cachée.

  • Mais attend tu es blessé ?
  • Oui mais c’est pas grave.
  • Mais c’est quoi cette puanteur ?
  • Je pense que c’est le sang du monstre qui porte cette odeur.
  • Tu t’es battue avec cet immense monstre tout seul ( en commençant a pleurer ) ?
  • J’ai été obligé. S’il était entré sous la trappe, Dieu seul sait ce qu’il t’aurait fait. Dépêchons nous de rentrer.
  • Compris amor.

Nous sortions avec méfiance. Nous prîmes mon vélo et empruntâmes les voies non à risque jusqu’à chez moi.
Père était à la fois en colère et heureux.

  • Où étais-tu passé ? Que faisais-tu dehors ? Pourquoi es-tu sorti de la maison ?
    Je restai sans voix mais quand il aperçu Julia, il comprit immédiatement et avait les réponses à ses propres questions.
  • C’est quoi cette odeur
  • C’est le sang d’un monstre qu’il a tuer. Répondit Julia
  • Un monstre ? Semblable à ceux qui rodaient devant la maison ?
  • Oui. Il y en a partout dans la ville et aussi d’autres espèces.
  • Tu es arrivé à en tuer un ?
  • Oui père mais c’était un coup de chance.
  • Explique moi mon fils

Je passai des minutes à expliquer tous les événements que je vécus chez Julia sans oublier un seul détail.
Après explications, père demanda à ce que je prenne un bain car l’odeur était suffocante.
Julia pris aussi son bain dans la chambre de ma mère. Nous prîmes notre dîner ensemble et préparâmes plusieurs plans en fonction de l’apocalypse.
Allions-nous survivre ?
A quelles difficultés ferions-nous face ?
Pourrions-nous retrouver la quiétude d’antan ?
Seul le temps nous le dira.

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